Incarnant à la fois un artiste et un commissaire d’exposition, Youness Atbane livre dans cette performance loufoque une réflexion parfois cynique mais toujours articulée sur l’influence académique postcoloniale, le monde dans lequel nous vivons et celui de l’art contemporain.
Sur un plateau transformé en galerie d’art, Youness Atbane déroule l’actualité de l’année 2048 : paix entre la Russie et l‘Ukraine, fin du conflit Israélo-palestinien. Pour la résolution de ce dernier, une île nommé Nouvelle Palestine a été créée au large de la côte mais les travaux de sa construction font déborder la Méditerranée, et Venise, en pleine Biennale, est submergée par les eaux. Youness Atbane explore avec humour l’impact de la théorie postcoloniale et envisage un « art post-décolonial » comme une mutation critique.
Youness Atbane : “Ce spectacle est une tentative sceptique de se débarrasser de l’hégémonie à travers des fantasmes futuristes basés sur des événements réalistes dans le domaine de l’art susceptibles de créer de nouvelles dépendances à l’ombre d’un monde en crise des puissances dominantes.”
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Youness Atbane vit et travaille entre Casablanca et Berlin. Sa pratique se développe entre le spectacle vivant, la réalisation d’installations et la photographie et le dessin. Il a exposé à la Casa Encendidia de Madrid, au Musée d’Art Contemporain de Rome, à l’Institut du Monde Arabe à Paris, à la Biennale de Marrakech 2014 et 2016.